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DéFI Gembloux dépose au Conseil communal une motion visant à soutenir les actions destinées à la protection de la forêt amazonienne
Le jeudi 14 novembre 2019

Motion visant à soutenir les actions destinées à la protection de la forêt Amazonienne.

Le poumon de la planète.
Voici comment, au fil du temps, a été qualifiée cette forêt primaire de 5, 5 millions de Km2 qui recouvre principalement le Brésil (60%) mais également le Pérou, la Colombie, le Venezuela, l’Equateur, la Bolivie, la Guyana, la Guyane Française et le Surinam.
La forêt Amazonienne est en effet considérée comme une forêt « primaire » qui accueille une biodiversité incomparable.
Jusqu’à aujourd’hui, y ont été recensés environ 40 000 espèces végétales , 427 espèces mammifères, 1294 espèces d’oiseaux, 378 espèces de reptiles, 426 espèces d’amphibiens et environs 3000 espèces de poissons… un vrai réservoir de biodiversité donc.
Malheureusement, ce poumon vert n’échappe pas à la folie humaine de surconsommation et de surexploitation. Depuis plus de 40 ans, des parcelles immenses sont défrichées à des fins principalement agricoles.

La déforestation va croissante en Amazonie, avec un pic atteint en 2004 (cfr tableau) avec 27 772 km2 de territoires détruits sur l’année.
Au total en 45 ans, environ 800 000 km2 de ce réservoir de biodiversité ont été détruits soit l’équivalent d’une fois et demi la surface de la France .

Depuis des années, de nombreuses ONG locales telles que la Coordination des Autochtones du Bassin Amazonien (COICA), très actifs auprès de l’ONU, et internationales tels que Greenpeace, se battent contre cette destruction globale de la forêt Amazonienne.
Pas plus tard qu’en mai 2019, le chef indigène Raoni Metuktire, était de passage en Belgique afin de mettre en garde contre les effets néfastes de cette déforestation en recrudescence depuis l’accession au pouvoir de nouveau Président Brézilien Javier Bolsonaro.
En effet, depuis janvier 2019, l’institut national de recherche spatiale au Brésil (INPE) a recensé une augmentation de 83% des feux de forêts au Brésil soit 72 843 départs de feu, dont la majorité se trouve en forêt Amazonienne. Cette destruction quasi massive de cette forêt et de sa biodiversité inquiète de nombreux scientifiques qui alertent sur les conséquences sanitaires et environnementales dramatiques.
« En avril 2019, 600 scientifiques européens ont lancé un cri d’alarme dans la revue Science, à destination des instances européennes afin que celles-ci prennent des dispositions rapidement en vue de ne plus se rendre complice de la destruction de la forêt amazonienne. Ces scientifiques demandent que l’Europe se serve du levier économique, à savoir les négociations dans le cadre de l’accord Mercosur, pour mettre en place de réelles conditions restrictives en vue de la protection de l’environnement et des populations autochtone de l’Amazonie.

Suite à la multiplication des incendies, notamment durant le mois d’août 2019, d’importantes mobilisations citoyennes ont eu lieu, par le biais de manifestations ou encore de pétitions, alertant ainsi les pouvoirs publics. »
Suite à la multiplication des incendies, notamment durant le mois d’août 2019, d’importantes mobilisations citoyennes ont eu lieu, par le biais de manifestations ou encore de pétitions, alertant ainsi les pouvoirs publics.
Dans un contexte général de réchauffement climatique, la commune de Gembloux ne peut rester insensible à la question de la déforestation, que ce soit sur son territoire, au sein duquel elle a le devoir de préserver ses boisements, mais aussi pour des zones comme l’Amazonie qui impacte drastiquement l’évolution de nos changements climatiques.
Cette motion a pour but d’associer la commune de Gembloux aux efforts fournis par la communauté internationale en vue de lutter contre la destruction de la forêt amazonienne, mais aussi à encourager ceux-ci sur le long-termes.
De fait, nous n’avons pas encore atteint un point de non-retour. Il est encore possible de faire descendre le taux de déforestation comme l’avaient réussi les gouvernements précédents, en mettant en place des mesures environnementales fortes.
A cela il faut coupler de réels efforts internationaux en vue de diminuer les dégâts environnementaux liés aux activités agraires et d’élevages intensifs.

Je propose donc au conseil d’adopter ce qui suit:

Le Conseil communal de Gembloux ,

– Vu la signature de l’accord de Paris par la Belgique lors de la COP21 ;
– Vu la signature de l’accord de Paris par le Brésil lors de la COP21 ;
– Considérant les nombreuses manifestations des jeunes et moins jeunes en faveur de la protection du climat ;
– Considérant les différentes mises en garde de la communauté scientifique ;
– Considérant l’appel au soutien de la communauté internationale par certains Etats concernés tels que la Bolivie et la Colombie.
– Considérant que la situation du réchauffement climatique et de la maîtrise des émissions de CO2 dans l’atmosphère est une question vitale pour l’humanité entière comme le soulignant les accords internationaux et en particulier l’Accord de Paris ;
– Considérant que l’Amazonie constitue un « puits de carbone » qui emprisonne le CO2 et joue de ce fait un rôle essentiel de régulation de la température mondiale absolument indispensable ;
– Considérant que les pratiques agricoles et liées à l’élevage intensif sont responsables de 80% de la déforestation de l’Amazonie.
– Considérant que l’intensité de la destruction de la forêt amazonienne s’est intensifiée depuis cette dernière année ;
– Considérant qu’il s’agit également d’un lieu de vie des populations locales et d’un réservoir de biodiversité inégalé sur la planète ;
– Considérant que les populations autochtones de l’Amazonie, dont le mode de vie, voire la survie, sont directement mises en danger par les feux et la destruction de la forêt, sont prêtes à agir mais ne disposent pas des ressources suffisantes ;
– Considérant que l’Amazonie est un patrimoine mondial dont le maintien concerne l’ensemble de la communauté internationale ;

Le Conseil décide

– d’exprimer son soutien aux actions visant à lutter contre les feux en Amazonie

– de demander au Gouvernement wallon de libérer une aide spécifique, dans le cadre du plan air-climat-énergie, de manière à soutenir les ONG qui travaillent avec les populations locales pour la sauvegarde de l’Amazonie

– de demander au Gouvernement wallon de transmettre cette motion aux représentants des gouvernements des Etats concernés à savoir ; le Brésil, le Pérou, la Colombie, le Venezuela, l’Equateur, la Bolivie, la Guyana, le Surinam, la France (Guyane française).

– de solliciter le Gouvernement fédéral, dans le cadre des négociations pour l’accord Mercosur, afin de mettre en place des conditions strictes destinées à préserver la forêt Amazonienne et l’environnement de manière générale en tenant compte des engagements pris lors de la signature des accords de Paris.

– de solliciter le Gouvernement fédéral afin de mettre en place un système d’étiquetage permettant une traçabilité fiable sur les chaines d’approvisionnement des produits consommés (viandes, poissons, produits laitiers,..etc).

– de solliciter le Gouvernement fédéral afin d’initier une réflexion pour parvenir, à terme, à la souveraineté en matière de protéines, telles que le soja, destinées à l’alimentation du bétail et sortir ainsi de la dépendance.

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